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Nom du blog :
mystigri
Description du blog :
Ma vie, joies, jeux. Info tel d'urgence ,pedophiles,secte.femme enfant battue.aider la detresse.
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.11.2006
Dernière mise à jour :
23.09.2009

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....

Publié le 03/06/2009 à 10:30 par mystigri



--

un petit cadeau....

Publié le 03/06/2009 à 10:30 par mystigri
un petit cadeau....
de ma soeurette du Tarn.
Merci à toi......

Préface de " petit-pigeon se met en colère ".......

Publié le 03/06/2009 à 10:28 par mystigri
Préface de " petit-pigeon se met en colère ".......
Préface de " petit-pigeon se met en colère "
Préface de " petit-pigeon se met en colère " œuvre téléchargeable

gratuitement sur notre site à http://perso.orange.fr/larantele







" L'idée principale de cette histoire est la solidarité entre enfants.
Il peut arriver parfois qu'entre eux ils partagent certaines informations y compris des faits plus ou moins graves...

C'est le point commun entre les deux histoires " petit-pigeon se met en colère. " et " Alexandra n’est plus seule " inciter les petits camarades à parler à leurs places, si ils se retrouvent à partager ce genre de secrets... ce qui peut-être suffisant pour lancer une enquête voire une procédure.

En espérant bien sûr que les adultes soient réceptifs.
Car parfois, la maltraitance n'est pas que physique, mais bien morale, même les deux.
L'enfant est culpabilisé, car dans les faits par exemple, si il dit à quelqu'un qu'il a reçu une gifle car il n'a pas rangé sa chambre, on n'y accordera peut être pas autant d'importance que si il avait été battu sans raison....mais il arrive que l'on utilise son autorité trop à outrance.



Venir dans la chambre de son enfant, et cela même si il dort, lui crier dessus pour passer ses nerfs car on a eu une mauvaise journée, vider ses étagères et le menacer si tout n'est pas ranger d'ici là, est une forme de maltraitance, car le but ici est de se défouler, et non d'aider son enfant à se construire....

L'enfant n'est pas un objet.

Beaucoup pensent que vu qu'ils lui ont donné la vie, ils peuvent en disposer comme ils le veulent.....C' est une grosse erreur.
L'enfant n'a pas pris la décision de venir au monde, c'est parce que vous avez décidé de sa venue, de le combler d'amour, de le rendre heureux.

Prudence donc. Partez tout simplement du fait que si finalement vous découvrez que l'enfant a pourtant un contexte familial sain et persiste à vous dire le contraire, c'est qu'il y a une raison...manque d'amour ? Solitude ?

un mal être qui de toute façon doit être soulagé pour son épanouissement.

Votre vigilance sera toujours utile. Les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain. "
Elsa Tharel et Artur Maicé

PRESCRIPTION DES CRIMES SEXUELS....

Publié le 03/06/2009 à 08:09 par mystigri
PRESCRIPTION DES CRIMES SEXUELS

(Art. 7 al. 3 CPP)




En principe, les crimes sexuels commis sur une personne adulte se prescrivent par un délai de 10 ans à compter de la commission de l’acte criminel ou du dernier acte commis en cas d'infractions habituelles ou continues dans le temps, sauf disposition particulière, prévue par la loi.

Dans le cas de crime sexuel sur mineur, depuis la loi du 10 juillet 89, le législateur a prévu des dispositions en faveur des jeunes victimes afin de leur permettre d'agir devant la justice pénale.

Les dispositions de cette époque ne concernaient que les cas d'abus sexuels commis par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute personne ayant autorité sur le mineur victime.

Elles ont été élargies depuis la loi du 17 juin 98 aux auteurs de crimes sexuels autres que les ascendants légitimes, naturels ou adoptifs, ou personnes ayant autorité sur le mineur victime.

(Loi n° 98-468 du 17 Juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs).


Art. 7 al. 3 Code de Procédure Pénale :

« Le délai de prescription de l’action publique des crimes commis contre des mineurs ne commence à courir qu’à partir de la majorité de ces derniers ».



PRESCRIPTION DES CRIMES SEXUELS

(Art. 7 al. 3 CPP)





VIOL SUR MINEUR DE PLUS OU MOINS DE 15 ANS 222-23 À 222-26


AUTEUR DU CRIME Art. du Code Pénal Art. du
CPP DELAI DE PRESCRIPTION
* un ascendant ou tout autre personne ayant autorité sur la victime mineure (parent ou membre de la famille) 222-24
Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime
* une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions (professionnel) 222-24

Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime
* une tierce personne 222-23

Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime
* plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice 222-24 Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime





VIOL AGGRAVE


FAITS AGGRAVANTS Art. du Code Pénal Art. du
CPP DELAI DE PRESCRIPTION
* viol ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente
222-24 Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime
* viol ayant entraîné la mort de la victime
222-25 Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime
* viol précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie
222-26 Art.7
alinéa 1 & 3 10 ans à compter de la majorité de la jeune victime

Conseils aux femmes....

Publié le 03/06/2009 à 08:08 par mystigri
Votre sécurité


Conseils aux femmes

En raison de leur sexe et de leur morphologie, les femmes sont parfois les victimes d'infractions particulières.

· Lorsque vous êtes chez vous

Assurez-vous que toutes les issues sont soigneusement fermées. Equipez votre porte d'un entrebâilleur et d'un judas, et utilisez-les.

Ne laissez pas apparaître sur votre boîte à lettres, votre porte ou la liste des occupants de l'immeuble votre condition de femme seule. Evitez d'indiquer : Mademoiselle, Madame, Veuve ou votre prénom.

· Lorsque vous sortez

Evitez les lieux déserts, les voies mal éclairées, les endroits sombres où un éventuel agresseur peut se dissimuler. Dans la rue, si vous êtes isolée, marchez toujours d'un pas énergique et assuré. Ne donnez pas l'impression d'avoir peur.

Si le conducteur ou les passagers d'un véhicule vous demandent un renseignement, ne vous portez pas à la hauteur du véhicule, exigez que la personne vous rejoigne à l'endroit où vous trouvez (trottoir).

Votre sac à main est la cible des voleurs.

Tenez-le plaqué contre vous et jamais pendant sur votre épaule. Marchez toujours en sens inverse de la circulation routière. Vous limiterez ainsi les risques de vols sur le trottoir effectués par le conducteur ou le passager d'un deux-roues.

En voiture, verrouillez les portes.

Dans les parkings, évitez les coins sombres.

· Le harcèlement sexuel

Le harcèlement consiste à abuser de son autorité en exerçant des pressions (ordres, menaces, promesse d'embauche ou d'augmentation, etc.) sur quelqu'un afin d'obtenir des faveurs de nature sexuelle pour soi ou autrui.

Ce délit a souvent pour cadre le travail.

Si vous en êtes victime, portez plainte. N'hésitez pas, le droit du travail protège le salarié victime de tels agissements en interdisant qu'il soit sanctionné ou licencié pour avoir subi ou refusé les agissements de harcèlement d'un employeur ou de toute personne abusant de son autorité. Les témoins bénéficient de la même protection.

· Les violences familiales

Vous venez d'être victime de violences par votre conjoint ou vos enfants, vous pouvez porter plainte. Appelez Police Secours.

Si vous ne souhaitez pas porter plainte, faites constater les coups et les blessures par un médecin. Puis, rendez-vous au commissariat ou à la brigade de gendarmerie pour consigner les faits dans la main-courante.

Si pour votre sécurité vous souhaitez quitter le domicile conjugal, adressez-vous à un avocat. Il engagera pour vous une procédure de divorce et demandera, en urgence, l'autorisation d'avoir une résidence séparée (l'abandon de domicile est constitutif d'une faute civile). Cette démarche n'est pas nécessaire pour le concubinage ou le PACS.

· Le viol

Le viol est un crime qui consiste à imposer à quelqu'un un acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu'il soit par violence, contrainte, menace ou surprise.

Si vous en avez été victime, appelez immédiatement les services de police ou de gendarmerie.

Le silence ouvre la voie à la récidive.

N'effacez aucune trace matérielle. Ne vous lavez pas. Ne vous changez pas ou alors placez vos vêtements souillés dans un sac en papier (pas en plastique !).

Si vous êtes mineure, faites-vous accompagner par un de vos parents.

Si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement, contactez un médecin qui effectuera un prélèvement et constatera vos blessures.


En savoir plus :

www.travail-solidarite.gouv.fr

Violences conjugales : Femmes Infos Service 01 40 33 80 60
Viols : Femmes Informations 0 800 05 95 95

La procédure ...

Publié le 03/06/2009 à 08:06 par mystigri
La procédure




L'enquête de police ou de gendarmerie



Informé de votre plainte, le Procureur de la République ordonne une enquête de police ou de gendarmerie.

Au cours de cette enquête, vous serez convoquée, reconvoquée pour toutes questions destinées à clarifier les circonstances du viol.


Il vous sera demandé d'essayer de reconnaître l'agresseur ; s'il est identifié, on peut vous demander de le reconnaître derrière une glace sans tain. S'il nie les faits, la personne chargée de l'enquête peut décider d'une confrontation : vous pouvez la refuser et demander qu'elle ait lieu devant le Juge d'Instruction.

Si l'agresseur vous était inconnu et s'il n'existe pas d'indices précis pour l'identifier, cette période d'enquête peut être plus ou moins longue.


L'enquête est transmise au Procureur de la République. Celui-ci décide :

soit un classement sans suite si l'agresseur n'a pas été retrouvé ou s'il considère qu'il y a manque de preuves ou d'éléments significatifs. Vous n'en serez pas automatiquement informée. Il vous appartient de contacter le bureau d'ordre pénal du Tribunal de Grande Instance du ressort de l'interpellation de l'agresseur ou du lieu de la plainte.
soit une instruction en confiant votre affaire à un juge d'instruction qui vous convoquera.
soit un renvoi direct au tribunal correctionnel.



L'instruction

L'instruction peut être longue et pénible, un avocat peut vous accompagner si vous vous êtes portée partie civile.

Le juge d'instruction
La chambre d'accusation

Il sera désigné par le Président du Tribunal et vous convoquera au Palais de Justice du lieu de l'agression. Il a en sa possession votre plainte et l'enquête de police ou de gendarmerie, les déclarations de l'agresseur et de son avocat.
Il dispose de tous pouvoirs pour recueillir tous les éléments d'informations utiles. Il cherche à établir des preuves pour pouvoir mettre en examen l'agresseur. N'oubliez pas de lui signaler tous les éléments qui prouvent votre non-consentement.
Il cherchera à savoir s'il n'y a pas de contradictions dans le récit des faits qu'il vous demandera afin d'établir sa propre conviction.
Signalez-lui alors éventuellement les menaces ou les pressions de l'agresseur ou de son entourage : il s'agit d'une autre infraction pénale.
Si vous avez tardé à porter plainte, il peut vous en demander les raisons et vous risquez d'être moins crédible.
Il peut ordonner :
une enquête de personnalité : vous ne pouvez pas l'empêcher, bien que le viol soit le seul cas où elle est demandée sur une victime. Cette enquête est effectuée, à votre insu, par la police ou la gendarmerie auprès de votre entourage, famille, voisins, propriétaire, employeur, collègues de travail, …
une confrontation avec l'agresseur. Celui-ci comparaîtra avec son avocat. Vous pouvez vous-même être soutenue par un avocat si vous vous êtes constituée partie civile.
une reconstitution des faits dans quelques cas exceptionnels.
un transport sur les lieux.
une expertise médicale ou gynécologique (ou plusieurs, y compris à la demande de la partie adverse). Pratiquée plusieurs mois après les faits, elle peut être destinée à évaluer les préjudices entraînés par le viol. C'est une épreuve contestable, inutile en l'absence de séquelles physiques. elle ne prouve rien sur votre non-consentement. Prenez conseil auprès de votre avocat.
La chambre d'accusation a les mêmes pouvoirs de décision que le Jude d'Instruction. C'est auprès d'elle qu'on peut faire appel en cas de non-lieu ou de déqualification. Elle reçoit du Juge d'Instruction les dossiers concernant les crimes. Elle peut :

soit conclure à un non-lieu
soit déqualifier en envoyant en correctionnelle
soit envoyer aux Assises.

Le jugement

Le jugement repose sur l'intime conviction du Jury d'Assises ou, en correctionnelle, de trois juges.
Vous pouvez solliciter le huit clos dès que le Président expose les noms des parties. Aucun public n'aura accès à la salle d'audience jusqu'à la fin des débats. Devant la cour d'Assises, le huis clos est de droit quand la victime est partie civile. En correctionnelle, le huis clos est soumis à l'appréciation du Tribunal qui pourrait le refuser.
S'il subsiste un doute sur la culpabilité de l'accusé, il sera acquitté devant la cour d'Assises ou relaxé devant le Tribunal Correctionnel.
On peut faire appel d'un jugement en correctionnel ou en cour d'Assises ; le délai est de dix jours à dater du délibéré (correctionnelle) ou du jugement (Assises). Le cas échéant, on peut ensuite demander un pourvoi en Cassation mais ce dernier ne permet pas de réexaminer les faits : la Cour de Cassation s'assure que la loi a été bien appliquée et que la procédure a été respectée.
Le jugement sera prononcé à l'audience à laquelle vous serez convoquée par le Juge en correctionnelle. Il sera prononcé le jour même aux Assises.
[haut de la colonne]



une expertise psychiatrique est trop souvent imposée aux femmes victimes de viol pour évaluer leur crédibilité. C'est malheureusement le signe que la parole des femmes est souvent peu entendue quand elles affirment qu'elles n'étaient pas consentantes. Cette expertise, bien que contestable, peut permettre d'évaluer les séquelles psychiques éventuelles. Prenez conseil auprès de votre avocat.
Sachez cependant que le rôle de ce magistrat n'est pas de juger mais :
d'instruire "à charge et à décharge", c'est-à-dire de rechercher tous les éléments d'information qui accusent ou excusent le présumé coupable
de mettre en examen l'agresseur
de l'incarcérer ou de le laisser en liberté provisoire.
La salle d'audience aux Assises

Outre le Président, la salle est composée :
des assesseurs : ces juges assistent le Président de la Cour d'Assises.
de l'avocat général : il est désigné par le Procureur de la République pour requérir contre l'accusé au nom de la société en demandant l'application de la loi.
de ou des avocats de la défense : ils assurent la défense de l'accusé.
de l'avocat de la partie civile : la victime, par son avocat, plaide et réclame la réparation du préjudice subi. Si la victime ne s'est pas constituée partie civile, elle sera entendue comme simple témoin.
le greffier : il est chargé des tâches administratives (compte-rendu des audiences, rédaction des arrêts, vérification des frais de justice).
l'huissier : il est chargé du service de l'audience. Il annonce l'entrée de la cour, il introduit les témoins.
la barre : c'est le lieu d'où parlent les témoins.
les jurés : au nombre de neuf, tirés au sort, jugent au nom du peuple français. Après l'audience, réunis en présence du Président et de ses assesseurs, ils délibèrent dans le secret. Ils se prononcent par bulletin secret sur la culpabilité de l'accusé (à la majorité de huit voix au moins). La décision prise par la Cour d'Assises s'appelle un arrêt.
la presse et le public : ils sont admis dans la salle d'audience, sauf en cas de huis clos, décidé par le Président sur la demande de l'Avocat Général ou de l'avocat de la victime, soit de la victime elle-même.
[haut de la colonne]

A la fin de l'instruction qui peut être longue, le juge d'instruction, après avoir soumis le dossier au Parquet, peut :
soit conclure à un non-lieu s'il considère qu'il n'y a pas lieu de poursuivre (pas de raisons suffisantes pour traduire l'agresseur en justice). Vous pourrez faire appel de cette décision devant la Chambre d'Accusation.
soit transmettre le dossier au Tribunal Correctionnel (déqualification en "agressions sexuelles" ou "coups et blessures"). Il peut arriver que le Juge d'Instruction vous demande votre avis. C'est une appréciation difficile. En "déqualifiant", on diminue la longueur et la lourdeur de la procédure mais le viol est alors considéré comme un délit et non comme un crime ou, pire, il n'est retenu quelquefois que sous l'inculpation de "coups et blessures". Prenez le conseil de votre avocat ou des associations.
soit transmettre le dossier à la Chambre d'Accusation. C'est la règle quand il s'agit d'un crime qui doit être jugé aux Assises.

Il existe deux façons de porter plainte ...

Publié le 03/06/2009 à 08:05 par mystigri





Il existe deux façons de porter plainte

Vous pouvez porter plainte à la police ou à la gendarmerie

Essayez de vous y faire accompagner. Vous serez entendue par un officier de police judiciaire (OPJ).
L'OPJ enregistre votre plainte et rédige un procès-verbal de vos déclarations que vous aurez à signer. Un viol, une agression sexuelle sont des crimes ou des délits graves, ils ne relèvent pas d'une simple "main courante" sur le registre de la police.
Malgré le souci de mieux accueillir les victimes, le rôle premier de la police et de la gendarmerie est de recueillir par l'interrogatoire les éléments nécessaires pour établir les faits et pour retrouver l'agresseur.



L'OPJ est chargé de s'assurer de tous les éléments qui prouvent l'agression et des détails qui prouvent la contrainte subie par la victime, de vérifier la véracité de ses dires et de relever tous les renseignements qu'elle peut donner sur l'agresseur. L'OPJ ne peut pas refuser d'enregistrer votre plainte.
Ceci explique la longueur de cette première démarche : quelques heures et parfois une journée entière. Pour vous ces démarches sont pénibles. Demandez à être entendue dans un endroit calme et, si vous le désirez et si c'est possible, par une femme ou en présence d'une femme.
Donnez tous les détails de ce que vous avez subi : le piège prémédité par l'agresseur, ses menaces, la contrainte, la peur qui paralyse, le viol, les sévices, les paroles insultantes qui l'ont accompagné, et toutes circonstances que vous avez notées sur le lieu, l'heure, le visage de l'agresseur, ses paroles, ses gestes, sa voiture … les témoins éventuels.
En revanche, vous pouvez ne pas répondre à des questions concernant votre vie privée, si elles sont sans rapport avec les faits, telles que : "Avez-vous des amants ?" ou "de quand date votre dernier rapport sexuel ?" Ecrire votre déposition avec une description de l'agresseur, avant de rencontrer l'OPJ, peut être bénéfique.
Avant de signer la déposition rédigée par l'inspecteur, relisez-la attentivement et refusez de signer un document qui ne décrirait pas l'agression telle que vous l'avez vous-même relatée avec vos propres mots. N'hésitez pas éventuellement à la faire compléter.
Dans certaines villes, la police ou la gendarmerie vous conduira dans un service hospitalier spécialisé d'urgences médico-judiciaires où vous trouverez gratuitement accueil, soins, examens et conseils.
La police et la gendarmerie sont tenus de transmettre votre plainte au Procureur de la République.
Vous pouvez porter plainte en écrivant directement une lettre au Procureur de la République

Vous le ferez par lettre recommandée avec accusé de réception, datée et signée, adressée au Tribunal de Grande Instance de votre département, précisant :
votre adresse et votre état civil
le récit détaillé des faits (date, lieu, circonstances du viol)
la description de l'agresseur … et en y joignant le certificat médical et tous les éléments de preuve.
Pour écrire cette lettre, vous pouvez vous faire aider par un avocat. Il existe des conseils juridiques gratuits auprès de certaines mairies ou dans les bureaux d'aide aux victimes.



Exemple de lettre au Procureur de la République :

Monsieur le Procureur de la République,
J'ai l'honneur de vous exposer que le (date et heure) à (lieu), j'ai été victime des faits suivants : (exposer les faits).
Aussi, je dépose plainte contre M. _____ (si l'auteur est connu de vous, indiquer son nom et son adresse) ou contre X (si l'auteur n'est pas identifié).
Je vous prie de croire, Monsieur le Procureur de la République, à l'expression de ma considération distinguée.
N'oubliez pas de signer votre lettre et d'y joindre le certificat médical, des témoignages écrits si vous pouvez en disposer ainsi que la photocopie de la carte d'identité des témoins.
[haut de la colonne]



Ce qu'il faut savoir quand on porte plainte

Dans notre droit, toute personne accusée de crime reste, jusqu'au moment du jugement, présumée innocente et a droit de ce fait à une défense. Le violeur sera désigné par les termes de prévenu, suspect, ou accusé. Il sera toujours accompagné d'un avocat.

En portant plainte, vous informez la justice et vous déclenchez une procédure dans laquelle vous avez le rôle de témoin.

Pour pouvoir participer à part entière à la procédure, non pas seulement comme témoin mais avec les mêmes droits que la personne mise en examen, vous devez vous constituez partie civile.

Se constituer partie civile
Les mesures de sécurité

En vous portant partie civile (action civile), vous n'êtes plus devant la justice un simple témoin mais une victime qui demande des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi : préjudice corporel (frais médicaux), préjudice moral des conséquences du viol dans votre vie quotidienne, préjudice matériel (perte de salaire). Vous pouvez demander le remboursement des frais d'avocats et autres frais occasionnés par le procès (art. 371.1 et 475.1 du Code Procédure Pénale).
Cela vous permet de prendre un avocat par qui vous aurez accès au dossier d'instruction, dossier qui prépare le procès. Vous connaîtrez ainsi les éléments que l'agresseur utilisera pour sa défense.
Vous pouvez vous portez partie civile à tout moment de la procédure par simple lettre au Doyen des juges d'instruction ou au juge saisi de l'affaire ou par lettre recommandée adressée au tribunal 24 heures avant l'audience ou en vous présentant personnellement à l'audience.
Si vous ne prenez pas d'avocat, le montant des dommages et intérêts ne peut être supérieur à 30.000 F. Une association de lutte contre le viol peut se porter partie civile à côté de vous.
La procédure pour viol dure environ deux ans. Il est essentiel que vous soyez accompagnée et soutenue à toutes les étapes par une personne de confiance.
Par mesure de sécurité, surtout si vous avez subi des menaces, il est important de garder le secret de votre adresse. Demandez tout de suite au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie que votre nom et votre adresse ne soient pas communiqués à des journalistes mais surtout que l'agresseur ne puisse pas en avoir connaissance par l'intermédiaire de son avocat. Faites vous domicilier chez quelqu'un de votre choix ou chez l'avocat dès que vous vous porterez partie civile. Vous pouvez contacter :

les bureaux ou les associations d'aide aux victimes (on en trouve auprès de chaque tribunal)
les associations de lutte contre le viol
le téléphone de SOS VIOLS
La Commission d'Indemnisation des victimes :

elle peut, dès avant le procès, accorder des avances pour les préjudices subis
elle peut indemniser les victimes lorsque l'agresseur n'est pas retrouvé ou lorsqu'il n'est pas solvable, à condition d'avoir porté plainte et quel que soit le résultat du procès
il faut saisir la commission dans les trois ans qui suivent l'infraction, délai prorogé jusqu'à un an après la décision de la juridiction qui statue définitivement.
[haut de la colonne]



Un procès coûte cher

Les dépenses prévisibles
L'aide juridictionnelle

Si vous vous constituez partie civile, il faut prévoir :
une consignation qui doit être versée au Greffe du Tribunal. Son montant est fixé par le Doyen des juges d'instruction. Il est d'environ 5 à 10.000 F. Il n'y a pas de consignation si vous vous constituez partie civile en cours de procédure.
les honoraires de l'avocat qui sont fixés entre lui et la cliente : une consultation coûte de 500 à 800 F ; un procès aux Assises coûte de 20 à 40.000 F (à titre indicatif. Ces chiffres peuvent être dépassés) ; une provision est demandée.
Vous pouvez demander un échelonnement des paiements.
Les frais de dossier sont réglés par l'intermédiaire de l'avocat. Les frais d'expertises sont avancés par le Trésor et recouvrés sur le condamné.
Si vos ressources sont insuffisantes, l'obstacle n'est pas insurmontable.
L'aide juridictionnelle peut être demandée. Elle peut être accordée aux français et aux étrangers en situation régulière en France.
Vous trouverez les imprimés à remplir soit à la mairie soit au bureau d'accueil du tribunal de votre département.
Elle vous sera accordée de façon totale ou partielle en fonction de vos revenus.
L'article 3 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 prévoit que "l'aide juridictionnelle peut être accordée aux personnes ne remplissant pas les conditions fixées à l'alinéa précédent lorsque leur situation apparaît particulièrement digne d'intérêt au regard de l'objet du litige ou des charges prévisibles du procès."
Cette aide peut être accordée même quand le procès est en cours.
Un avocat du barreau du département vous sera désigné d'office, à moins que l'avocat de votre choix accepte d'être indemnisé par l'aide juridictionnelle.



Et si vous n'êtes pas décidée à porter plainte …

Votre décision d'aujourd'hui peut ne pas être définitive. Mais plus vous attendez, plus il sera difficile de retrouver votre agresseur. De plus, vous vous exposez à ce que la police ou la gendarmerie ou les juges vous demandent pourquoi vous avez attendu si longtemps avant de déposer plainte. L'établissement des preuves deviendra de plus en plus difficile.

C'est pourquoi, si dans l'immédiat vous ne vous ne sentez pas prête à effectuer une telle démarche, écrivez pour vous-même ou enregistrez sur un magnétophone avec la plus grande précision possible ce dont vous vous souvenez (lieux, paroles entendues, bruits, actes, …) : cela pourra vous être d'une aide précieuse si vous décidez d'intenter une action en justice quelques jours ou quelques années après l'agression.

Quelqu'un, peut-être dans votre entourage, saura vous aider. Souvent, il vous faudra chercher ailleurs que parmi vos proches la personne qui vous croira, qui saura que lorsqu'une femme dit non, c'est non, qu'elle n'a ni provoqué ni consenti, mais que la peur, la surprise, les menaces étaient trop fortes.

LES AUTRES AGRESSIONS SEXUELLES....

Publié le 03/06/2009 à 08:02 par mystigri
LES AUTRES AGRESSIONS SEXUELLES

Il s'agit d'atteintes sexuelles commises avec violence, contrainte, menace ou surprise. Elles ne sont pas toutes définies avec précision mais concernent par exemple des tentatives de viol (sans pénétration), des attouchements, masturbation, prises de photos ou visionnages pornographiques sous la contrainte. Il peut autant s'agir d'actes que l'agresseur pratique sur sa victime que d'actes qu'il contraigne sa victime à pratiquer sur lui.

L'exhibition sexuelle, imposée à la vue d'autrui, dans un lieu accessible aux regards du public, est également un délit.

Le harcèlement dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle en abusant de l'autorité conférée par une fonction est aussi puni par la loi.

Les agressions sexuelles autres que le viol ont une durée de prescription de trois ans.
Cependant, si la victime était mineure au moment des faits, la prescription de trois ans se compte à partir de la majorité de la victime et elle est portée à 10 ans en cas de circonstances aggravantes.

Les agressions sexuelles autres que le viol sont passibles du Tribunal Correctionnel.

Être victime – homme ou femme

Publié le 03/06/2009 à 08:00 par mystigri
Être victime – homme ou femme
Être victime – homme ou femme



Par Frieke Brandebourg-Jeurgens

Xammes, le 02.12.2008





Nous pouvons tous nous trouver un jour ou un autre en position de victime. Nous pouvons être victime d’un accident, d’un abus sexuel, de violence, d’une agression, d’un harcèlement….. Celui ou celle qui subit est normalement appelé « victime », l’autre s’appelle « l’agresseur, le coupable, le manipulateur…. ».



Les victimes sont des personnes qui n’ont pas les moyens de se défendre naturellement contre les abus infligés. Les personnes le plus souvent attaquées sont les plus vulnérables comme les enfants, les personnes âgées, les malades, les handicapés…..



Je parlerai ici surtout aux victimes des abus sexuels et à leurs proches. Beaucoup de choses sont encore trop tabou pour oser en parler, pourtant les e-mails reçus prouvent bien qu’il reste beaucoup de questions sans réponses.


Pour les victimes d’abus sexuels :

L’enfant victime n’est pas responsable des actes subis.

L’enfant n’a pas les moyens de se défendre, sauf avec une éducation comme décrite par Gérald Brassine dans son livre « Un petit manuel d'autoprotection à l'intention de la famille et du grand public »



L’enfant vers les chemins de la vie :

L’enfant abusé subit les conséquences des abus sexuels pendant l’enfance, l’adolescence et la vie d’adulte. Ceci se traduit souvent par l’enfermement dans le silence, le tabou, la honte, la culpabilité.

Les mécanismes mis en place par la victime sont souvent des crises d’angoisses, des crises de colère, de boulimie, d’anorexie, d’alcoolisme, de dépendance, la liste des conséquences se trouvent sur le site « Carnet de liens – Abus Sexuels »



La victime adulte :

La victime ayant vécu des abus sexuels dans l’enfance se sent responsable des actes subis, pourtant cela n’était pas de sa faute. De bonnes thérapies peuvent aider les victimes à se sentir mieux, à savoir, à accepter, qu’elles ne sont pas responsables des abus subis. Ceci demande beaucoup de travail et d’investissement de la part de la victime mais cela est possible. Une thérapie en douceur, la PTR (Psychothérapie du Trauma et Réintégration) est décrite dans le site « Carnet de Liens – Abus Sexuels », sous la catégorie « Gérald Brassine et la Thérapie PTR et Témoignages ».

Un adulte qui n’a pas compris comment cela a pu lui arriver en tant qu’enfant sera souvent pris entre les griffes des abuseurs et manipulateurs. L’adulte qui continue à subir des violences verbales, qui est la cible des harceleurs, des manipulateurs, est lui responsable de ses actes. Nous n’avons pas à nous inquiéter si nous avons tiré des leçons de nos expériences du passé, si cela n’est pas le cas il est urgent de comprendre comment les mauvais traitements peuvent continuer.



Les dégâts du passé :

Le passé d’une victime d’abus sexuels à commencé avec l’interdiction de dire « NON ». L’enfant n’a pas pu arrêter les abus sexuels car le « NON » prononcé n’a pas été entendu ou ignoré. En tant qu’adulte, la victime n’ose toujours pas prononcer ce petit mot. Pourtant le « non » est si important dans la vie de tous les jours. Pour la victime adulte, le mot « non » continue à faire peur. Le « non » signifie pour elle, « on ne m’aime pas », « je serai abandonnée ». Ce petit mot résume tout de la victime, elle n’a pas dit « non », quand le monsieur, le papa, la maman, le frère, la sœur lui ont demandé de le suivre innocemment vers le chemin de l’horreur.

En tant qu’enfant, la victime n’avait pas la défense nécessaire mais la victime en tant qu’adulte peut avoir la défense fondamentale pour ne plus subir des agressions d’autrui.



Apprendre à dire NON :

L’adulte peut apprendre que le « non » est un mot comme un autre, que le « non » ne veut pas dire « il ne m’aime pas » « je serai abandonné ». Tout le contraire se produira le jour où la victime arrivera à prononcer le « non » naturellement. La victime se rendra assez vite compte que son « non », n’a rien changé dans sa vie, qu’il n’a pas provoqué de catastrophe. Non, son petit « non » à juste changé le regard des autres, des autres qui commenceront à la respecter. La respecter pour ce qu’elle est, pour son amitié et non plus pour les services qu’elle rend ou pour les cadeaux qu’elle offre généreusement. Les autres vont la voir comme une personne entière et non comme un service social à elle toute seule. La victime apprendra à se respecter également. Les personnes acceptant ce « non » seront-elles aussi respectueuses envers la victime. Ceci ne peut que faire grandir la confiance en soi que la victime n’a malheureusement pas ou plus.



Le respect pour soi-même et les autres :

Le respect dont la victime à manqué pendant des années envers elle-même et de la part des autres est essentiel dans la vie de tous les jours. Aussi bien pour les victimes que pour les non-victimes, tout le monde souhaite être respecté. Pour cela il faut comprendre qu’il est important d’accepter les différences. Chaque victime a sa propre histoire. Il y a des histoires très dures comme d’autres le sont moins, mais une même chose est ressentie par chaque victime, c’est sa souffrance. Si nous n’arrivons pas entre victimes à respecter l’autre victime comment pouvons-nous demander aux autres de respecter notre souffrance ?



Guérir des abus sexuels :

Il y a des victimes qui se disent « guéries », comme si les abus sexuels étaient une maladie. Une maladie, c’est un virus, une grippe, un cancer…. Les abus sexuels peuvent provoquer certaines maladies comme la dépression, le cancer et bien d’autres, mais les abus sexuels en soi ne sont pas des maladies. Les abus sexuels sont les actes subis de la part des pervers qui laissent des traces à l’âme et au corps de ses victimes. Il n’y a pas de médicament pour arrêter la souffrance liée à l’abus. Beaucoup de victimes cherchent l’oubli dans la drogue, dans l’alcool mais cela ne suffit pas. La réalité du vécu revient à chaque instant quand la victime est sobre. D’autres victimes s’autodétruisent par l’anorexie, la boulimie, l’automutilation etc. Les conséquences des abus sexuels guident souvent les victimes vers des chemins les plus douloureux sans trouver de réconfort durable et stable. La seule chose qui peut à la rigueur aider la victime à aller mieux est le fait d’accepter, accepter son passé, accepter surtout qu’en tant qu’enfant elle n’a pas pu faire entendre ses cris de souffrance poussés en silence.



L’acceptation de son passé :

L’acceptation est le premier pas pour aller mieux. Pour cela la victime traverse plusieurs étapes, la haine, la colère, les attitudes exagérées comme être trop parfaite, trop joyeuse, trop aimable, trop à l’écoute de l’autre. La victime pour se donner une place dans la société cherche à être aimée, à être utile, à être mise en avant. Ce sont des étapes normales mais elles devraient être aussi courtes que possible car chaque étape fait souffrir la victime. En écoutant ou en lisant les histoires des autres victimes, il est plus facile à relativiser sa propre histoire. Il y a toujours pire, il y a toujours moins pire. Le fait d’écouter, de lire nous montre également que nous ne sommes pas seules dans notre souffrance. Pour cela des groupes de paroles sont organisés un peu partout dans le monde, mais ceci n’est pas une thérapie à prendre à la légère, il faut être prêt pour pouvoir entendre les histoires, les souffrances des autres victimes, cela peut être trop difficile pour certains, il est donc préférable de commencer en thérapie individuelle. Il existe d’autres thérapies qui peuvent aider les victimes. Quelques exemples : l’affirmation de soi, l’expression par l’écriture, la peinture, l’argile, la relaxation etc. Chaque victime doit trouver sa propre thérapie, personne ne peut dire à l’avance laquelle sera la plus adaptée.



La victime manipulatrice :

D’autres victimes ont un malin plaisir à faire subir leur haine et colère envers d’autres victimes plus vulnérables qu’elles. Des victimes qui ont encore un bout de chemin à faire avant l’acceptation. Ces victimes ont un réel problème avec leur passé, le fait de se sentir mieux en manipulant les autres les place dans la catégorie des manipulateurs. Ce sont des victimes qui n’abusent peut-être pas physiquement des autres, mais psychologiquement. Ces victimes-là peuvent détruire une autre victime, la pousser à retomber dans une victimisation exagérée, à retomber dans l’alcoolisme, la drogue et même aller jusqu’au suicide. Le gros problème avec ces victimes manipulatrices est le fait qu’elles sont persuadées d’avoir raison, qu’elles font tout ce qu’elles peuvent pour que l’autre aille mieux, cependant elles oublient que chaque victime à besoin de temps, de faire son propre parcours, par ses propres expériences. En respectant ceci, le respect commence enfin. Un manipulateur est fort, il vous fait douter de vous-même, pourtant vous savez que vous avez raison de ne pas vouloir le suivre, alors écoutez- vous et tracez votre propre chemin. Une personne qui vous demande le respect, doit d’abord le gagner. Une personne qui vous aide dans votre combat personnel ne doit pas vous obliger à la remercier par des actes qui seraient contre votre volonté. Vous ne devez rien à personne car votre combat est le vôtre, les autres sont là pour vous guider, ils ont choisi de plein gré de prendre cette place. Ne vous faites pas culpabiliser par les propos des personnes qui dénigrent votre « lenteur », votre « incapacité », votre « instabilité » par rapport à votre chemin, vous seul(e), vous êtes maître de votre vie. Vous seul, pouvez changer votre parcours.



Comment aider une victime :

Certaines victimes ont besoin de parler de leur passé, d’autres préfèrent garder le silence. Une victime a besoin de se sentir en confiance si elle décide de parler. Le respect veut que les échanges entre victimes ou victimes et professionnels restent confidentiels. Une victime doit pouvoir avoir une confiance aveugle en la personne qu’elle a en face d’elle. Au moindre doute la victime se referme sur elle et ne parlera peut-être plus jamais. Les professionnels savent par les livres comment guider les victimes vers l’acceptation. Les victimes entre elles peuvent s’entre-aider en écoutant, en conseillant, en racontant leurs propres chemins. Par contre ni les professionnels ni les victimes n’ont le droit d’imposer un chemin qui ne correspondrait pas au besoin de la victime. Personne n’a le droit de dire, il faut faire ceci ou cela, si nous nous mettions à la place de la victime nous n’accepterions jamais un tel comportement donc faisons en sorte de ne pas l’infliger aux autres.



Les milieux sociaux des victimes :

L’important n’est pas de savoir dans quel milieu la victime a grandi. Cela arrive dans tous les milieux, aussi bien dans les milieux sociaux moins favorisés que dans les milieux dits favorisés. Chez les catholiques, les protestants, les laïques, les témoins de Jéhovah, c’est un mal qui n’a pas de classe sociale, qui n’a pas de frontière, qui n’a pas de religion. La victime dans n’importe quel milieu ressent la même souffrance que chez les autres.



La victimisation exagérée :

La victime a souvent la fâcheuse habitude de prendre pour son compte les malheurs des autres. Elle estime que c’est de sa faute si des événements ne se déroulent pas comme prévus. La victime n’a pas le reflex de dire que cela est peut-être dû à un élément externe sur lequel il n’a pas d’influence. Ce phénomène est dû à une trop lourde responsabilité dans l’enfance. L’enfant étant responsable du secret entre son abuseur et lui. L’enfant est souvent menacé verbalement : « si tu parles, tu tueras ta mère », « si tu parles ils ne vont pas te croire, ils vont te mettre en prison ». Il n’arrive pas en tant qu’adulte à se défaire de ces menaces. L’adulte continue à croire que tout est de sa faute, et se revoit comme l’enfant qui a accepté de suivre son agresseur et qui n’a pas su faire arrêter les abus. Pour lui ceci reste de sa faute. Seul un long travail sur soi peut faire accepter qu’il n’est et n’a jamais été fautif concernant les abus sexuels.



La honte et son corps :

La victime a honte, honte de son corps, honte de ce qu’on lui a fait subir. La victime se sent salie au plus profond d’elle-même. Ce qui est encore moins supportable pour une victime est le fait que son propre corps a peut-être réagi pendant les abus sexuels. Un garçon a pu avoir des érections, une fille a pu avoir des orgasmes, pourtant les abus ont eu lieu sous la contrainte. Le corps est un mécanisme indépendant de sa propre volonté. La victime se sent trahie par son propre corps et aura de plus en plus de mal à gérer cet aspect si elle n’en parle pas. Les explications par un professionnel peuvent être très utiles, seulement il faut oser en parler. La victime pense être seule dans ce cas et s’enferme dans un mutisme lourd de conséquences. Dans sa vie d’adulte ce même corps ressent de nouveau des plaisirs qu’il a pu sentir en tant qu’enfant. Beaucoup de victimes, pour garder le contrôle sur leur corps refusent tout acte sexuel. D’autres cherchent à punir ce corps en le prostituant, ce corps qui les a trahies en étant enfant, elles contrôlent maintenant les plaisirs des clients.



La peur de devenir agresseurs :

Beaucoup de victimes en relation avec des enfants, leurs propres enfants ou des autres, ont peur de devenir des agresseurs. Pourtant il n’y a qu’un tout petit pourcentage de victimes qui deviennent « agresseur » à leur tour. Ce sentiment de peur est dû à la médiatisation, aux coupables qui devant la justice clament haut et fort qu’ils ont des circonstances atténuantes parce qu’ils ont subi des abus sexuels ? Est-ce pour cela un sentiment fondé pour la victime, d’avoir peur de lui-même ? La victime qui se met en question et qui reste vigilante n’abusera pas des enfants, il les protégera, il aura plutôt tendance à repousser l’enfant que de le prendre dans ses bras, pourtant ceux qui connaissent la souffrance d’être victime ne passeront pas à l’acte, ils ne voudront pas faire subir ces maux aux autres.



La vie avec une victime :

Certaines victimes ont besoin qu’on s’occupe d’eux, qu’on les prennent dans les bras, qu’on pleure avec elles. D’autres sont plutôt distantes, voir froides envers autrui. La vie avec une victime n’est pas facile, c’est une vie qui demande beaucoup de compréhension, beaucoup de patience. Par contre il ne faut jamais oublier que vous êtes une personne entière et que vous avez le droit de vivre. Vous ne devez pas vivre qu’au travers d’une victime, votre propre vie est importante, vos propres désirs ne sont pas négligeables. La victime qui a choisi de vivre avec vous, vous doit également le respect comme vous le lui le devez. La seule façon de pouvoir vivre en harmonie, est de se poser mutuellement la question, qu’est ce que tu désires, qu’est ce que tu veux/peux faire ? Qu’attends- tu de moi, dans quel domaine puis- je t’être utile ? En tant que partenaire d’une victime vous ne pouvez pas prendre toute sa souffrance sur votre dos, car cette souffrance n’est que connue par les victimes. Même ceux qui disent pouvoir comprendre, pouvoir ressentir la douleur, sont loin de s’imaginer la réalité. En tant que partenaire vous devez trouver votre place sans autant oublier votre identité. Vous êtes malheureusement la personne vers laquelle la victime se tournera en cas de crise de colère ou d’angoisse, pourtant vous n’êtes pour rien concernant les abus, mais vous êtes la personne la plus proche, qui subit ce que la victime n’ose pas faire subir à son ou ses agresseurs. Affirmez- vous, faites savoir que vous n’y êtes pour rien mais que vous êtes ouvert à discuter sur son mal-être, mais n’acceptez pas tous les sautes d’humeurs. Proposez lui d’entamer ensemble une thérapie, de chercher ensemble des solutions, d’écrire peut-être ensemble une lettre à son agresseur. Faites savoir que vous êtes là mais ne vous oubliez pas. Ne banalisez pas son passé, ne lui dites pas « il faut oublier » ces mots sont très blessant et montrent que vous ne comprenez « rien ». Si vous cherchez dans votre mémoire un événement de votre enfance, par exemple, un accident que vous n’avez pas oublié et qui a laissé des traces sur vous, pouvez-vous l’oublier ? Cet événement n’est pas encré en vous, sauf si cet accident est la cause d’un handicap, mais dès que vous entendez le bruit, les odeurs d’un événement semblable votre accident vous revient en mémoire. Pour une victime c’est la même chose par contre la seule différence avec vous est le fait que la victime des abus sexuels, vive ces moments avec des odeurs, des bruits, des visions qui reviennent tous les jours. Au contraire de vous, qui avez été pris en charge après l’accident, vous avez eu droit aux soins nécessaires, les victimes des abus sexuels ont dû se soigner toute seule. Ce n’est pas pour rien que le parcours des victimes est long, plus tôt une victime est prise en charge, plus tôt elle peut aller mieux.



J’aimerais préciser que je parle ici de toutes les victimes, hommes ou femmes.



Frieke Brandebourg-Jeurgens

02.12.2008





Contact : carnetdeliens@orange.fr ou sanviolentine@wanadoo.fr


Document en PDF à télécharger: http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/56/58/26/etre-victime-pour-carnet-de-liens-et-sanviolentine.pdf

Un groupe de parole est un moment de partage....

Publié le 03/06/2009 à 07:56 par mystigri
Un groupe de parole est un moment de partage, d'écoute, de ressentis et d’échanges.
Nous nous racontons nos vécus, nos traumatismes, nos souffrances, les conséquences des abus, nous confrontons nos réactions, nos moyens de pouvoir vivre après les abus, nous faisons face aux multiples difficultés auxquelles nous avons à faire face pour continuer.

Cette mise en commun des vécus, des expériences, du quotidien, mais aussi de la souffrance et des réflexions qui s’en dégagent, permet aux participants de sortir du silence, sortir de l’isolement, sortir de la honte et de la culpabilité. Les groupes permettent également de comprendre que nous ne sommes pas seul(e)s et qu'ensemble nous essayons de nous (re)construire.

Nous nous autorisons à exprimer notre colère, notre souffrance devant telle ou telle situation, sans peur d’être jugés.

Nous sommes majoritairement des victimes mais souhaiterions vous invitez, vous les proches/conjoint(e)s, aux groupes spécialement conçus pour vous, car vous aussi vous subissez les conséquences. Vous aussi vous avez des questions, vous aussi vous souffrez, Vous aussi vous avez le droit de vous exprimer.

De groupe en groupe, nous travaillons ensemble pour aller mieux.
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