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Nom du blog :
mystigri
Description du blog :
Ma vie, joies, jeux. Info tel d'urgence ,pedophiles,secte.femme enfant battue.aider la detresse.
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
03.11.2006
Dernière mise à jour :
23.09.2009

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Vouloir sans pouvoir....

Publié le 19/04/2009 à 12:00 par mystigri
Vouloir sans pouvoir....
...Vouloir encore rêver,
La tête reposée doucement sur l'oreiller,
Entendre le cliquetis des secondes s'égrainer,
A l'horloge comtoise, au divin balancier.

Vouloir encore aimer,
Etendue sur le sable chaud d'une plage dorée.
Entendre le clapotis des vagues doucement nous bercer.
Rythme soutenu des vagues venant sur les rochers s'échouer.

Vouloir encore et toujours donner,
Sa vie, son corps pour les peines les alléger,
Entendre taper les battements de son coeur pour prêcher,
La bonne parole dans le désert sans s'arrêter.

Vouloir encore ramener,
Le pêcheur qui n'arrive plus à revenir et à ramer,
Entendre le cri de cette jeune fille qui s'empêche de s'alimenter.
Vouloir à tout prix la ramener à la réalité.

Mais je suis moi, une terrienne sans pouvoir
Vouloir sauver le monde sans y arriver, c'est illusoire
Bon samaritain par la parole, sans jamais s'émouvoir.
Vouloir tendre la main sans que ça n'atteigne mon espoir.
de Morganne
pris sur internet,
merci.



--

Le harcèlement moral sanctionné !

Publié le 19/04/2009 à 12:00 par mystigri
Le harcèlement moral sanctionné !

La loi de modernisation sociale vient de faire entrer dans le Code du travail le harcèlement moral au travail. Pour consulter le texte intégral, cliquez ici.



Présentation

Le harcèlement moral se traduit par « toute conduite abusive se manifestant notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes, des écrits pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychique d’une personne ». Cette forme de harcèlement se rencontre dès lors que peut se nouer une relation continue entre des personnes. Cela se produit en situation professionnelle, en famille, en couple, dans la vie associative, à l’école, ou encore dans les relations de voisinage ; quel que soit le contexte, le harcèlement conduit à mettre en péril la situation de celui ou celle qui en est la victime, à menacer son statut, son emploi, sa santé et à dégrader considérablement l’image de soi et le climat relationnel.

Le harcèlement sexuel, tel qu’il est défini par le Code du Travail, se qualifie par tous les « agissements d’un employeur, de son représentant ou de toute personne qui, abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, a donné des ordres, proféré des menaces, imposé des contraintes ou exercé des pressions de toute nature sur ce salarié dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers »…

Peu importe le sexe, l’âge, la force physique ou toute autre caractéristique, tout un chacun peut être un jour, la victime d’un harcèlement. Personne n’en est à l’abri a priori. Les lieux de harcèlement sont multiples : au travail, à la maison, à l’école, dans son quartier. Le point commun tient à ce que ce sont des lieux que l’on ne peut pas quitter rapidement, où on ne peut pas facilement se protéger des agissements d’un harceleur ou d’un groupe de harceleurs en partant du jour au lendemain.

Il n’existe pas, non plus, une personnalité type plus encline que les autres à rendre une personne susceptible de constituer une cible privilégiée d’un harcèlement. Du côté des harceleurs, en plus des personnalités dont le poids pathologique prédispose à le devenir, quel que soit le contexte, nombreuses sont les personnes "comme tout le monde ».

Préparer de l'eau de rose...

Publié le 19/04/2009 à 12:00 par mystigri
Préparer de l'eau de rose
Faire bouillir 1/4 de litre d'eau.
Y ajouter une poignée de pétales de roses.
Laisser infuser hors du feu 20mn, puis filtrer.
Mettre dans une petite bouteille hermétique propre (stérilisée ou achetée en pharmacie)

Ne pas faire de grandes quantités, car l'eau de rose se conserve 6 mois, au-delà, elle perd ses vertus.

L'eau de rose est tonique naturel pour la peau, à utiliser après le nettoyage ou après le démaquillage, dont elle constitue un parfait complément.
Elle tonifie, rafraichit, hydrate et adoucit. Elle convient parfaitement aux peaux sèches et sensibles.
Purifiante et astringente, elle est également très appréciée des peaux grasses.

de ma petite soeur, lol...

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mystigri
de ma petite soeur, lol...
Sylviane.




LA CIGALE et la FOURMI
> >
> > VERSION ANGLAISE
La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid.

> > FIN


--------------------------------------------------------------------------------

> >
VERSION FRANCAISE
La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été.
Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.
La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.
Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance.
Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.
Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part".
En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination.
Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.
La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts.
La fourmi quitte la France pour s'installer avec succès en Suisse.
La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin.
L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir.
Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.
Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros.
La cigale meurt d'une overdose.
Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales.
La maison est squattée par un gang d'araignées immigrées.
Le gouvernement se félicite de la diversité multiculturelle de la France.
> > Les araignées organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté.

> > FIN

> **MESSAGE URGENT***

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mystigri
> **MESSAGE URGENT***









>

>


Dis à tous tes contacts de ne pas accepter

***italia9@hotmail.com

***taica9@hotmail.com

***ptit_bou_de_chou@hotmail.com

ce sont des virus qui veulent pirater ton ordi.
> > > En plus, si un de tes contacts l'accepte, tu seras toi aussi toucher.

Il a été annoncé comme le plus destructeur par Microsoft. Il détruit ton serveur.

Envoie ce message à tous tes contacts.

C'EST TROP URGENT.

Fais suivre et vite Merci[/SIZE][/COLOR]

quelques definitions, envoyés par ma petite soeur Sylviane..

Publié le 16/03/2009 à 12:00 par mystigri
quelques definitions, envoyés par ma petite soeur Sylviane..
AIDE AU TIERS MONDE : Aide payée par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres. (Robert Burron)

AMI - AMIE : Se dit d'une personne du sexe opposé qui a ce 'Je ne sais quoi' qui élimine toute envie de coucher avec elle.

AMOUR : Mot en 5 lettres, trois voyelles, deux consonnes et deux idiots.

AVOCAT : Seule personne qui écrit un document de 10.000 mots et l'intitule 'Sommaire'. ( Franz Kafka)

BABY SITTER : Adolescents tenus de se conduire comme des adultes, de manière à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.

BAGNOLE : Vieille auto dont toutes les pièces font du bruit, sauf la radio.

BANQUIER : Homme qui te prête un parapluie par beau temps et qui te le reprend lorsqu'il commence à pleuvoir. (Mark Twain)

CAPITALISME : Régime dans lequel l'homme exploite l'homme. En régime socialiste c'est l'inverse.

CONFIANCE : Liberté que l'on accorde à une personne pour qu'elle fasse des bêtises.

CONSULTANT : Celui qui retire la montre de ton poignet, te donne l'heure et te fait payer le service.

DANSE : Expression verticale d'un désir horizontal.

DÉMOCRATIE : Régime où tout le monde a le droit de dire que l'on est en dictature. (Georges Hahn)

DICTATURE : Régime où tout le monde doit dire que l'on est en démocratie. (Georges Hahn)

DIPLOMATE : Celui qui te dit d'aller te faire foutre d'une telle façon que tu as très envie de commencer le voyage.

ÉCONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.

GARDE-ROBES : Endroit où pendent ses vêtements quand il n'y a plus de poignées de porte disponibles.

JURY : Groupe de douze personnes, réunies par tirage au sort, pour décider qui, de l'accusé ou de la victime, a le meilleur avocat.

MISÈRE : Situation économique qui a l'avantage de supprimer la crainte des voleurs. (Alphonse Allais)

MARIAGE : Union qui permet à deux personnes de supporter des choses qu'elles n'auraient pas eu besoin de supporter si elles étaient restées seuls.

PÉTER : Éternuer dans ses sous-vêtements.

POISSON : Animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis.

PROGRAMMEUR : Celui qui résout un problème que vous n'aviez pas, d'une façon que vous ne comprenez pas.

PSYCHIATRE : Homme intelligent qui aide les gens à devenir cinglés.

RICHESSE : Seul moyen d'échapper à la misère. (Voir ce mot)

SANG-FROID : Chose facile à avoir au mois de décembre.

SCOUT : Petit gars habillé en niaiseux qui suit un grand niaiseux habillé en p'tit gars.

TOURISME : Activité consistant à transporter des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux.




CHANDELLE POUR LE CANCER.

Publié le 15/03/2009 à 12:00 par mystigri
CHANDELLE POUR LE CANCER.
CHANDELLE POUR LE CANCER.

Tout ce qui est demandé c'est de garder cette flamme en circulation.

Même si ce n'est qu'à une seule personne de plus.

Faites-le au nom d'un être cher qui a succombé au cancer.

Une chandelle ne perd rien lorsqu'elle sert à en allumer une autre.

S'il vous plait, garder la flamme vivante!

Je vous demande donc de transmettre celle-ci.

( Merci de prendre mon texte et ma chandelle et de la mettre dans votre blog).




http://pascalinette971.centerblog.net/

L'amitié est souvent là....

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par mystigri
L'amitié est souvent là
A côté de toi.
Alors ouvres bien les yeux
De peur que tu ne la vois pas"
"L'amitié n'a rien à faire de
ton apparence...
De tes dix ans de plus
Où de tes dix ans de moins
De ta religion où de ta race.
Elle te veux tel que tu es"
"L'amitié beaucoup en parlent.
Beaucoup en rêvent.
Beaucoup la cherchent.
Et pourtant souvent elle
Se trouve si près de toi que
Tu ne la vois même pas
"L"amitié peut-être parfois
Considérée comme une forme
D'amour alors n'oublies
Surtout pas d'en rendre un
Peu à ton tour".

Côte à côte...

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par mystigri
Côte à côte, yeux dans les yeux, main dans la main, puis joue contre joue, les amoureux n'ont pas d'âge, ils n'ont qu'une âme et sont seuls dans la foule.
La foule les frôle, les regarde, les envie ou les ignore, les amoureux ne font qu'un parmi les autres.

Côte à côte, yeux dans les yeux, main dans la main, puis joue contre joue, un homme et une femme arrêtent le temps dans l'espace où les hommes et les femmes courent pour tenter de le rattraper.

Le bonheur, n'est-il pas cet arrêt du temps, où les secondes refusent de faire des minutes, où les minutes prennent la poudre d'escampette, tandis que les heures se prélassent sur le bord du cadran et que les aiguilles s'immobilisent d'étonnement ?

Le bonheur est-il une question de temps ?

la dame blanche...

Publié le 11/03/2009 à 12:00 par mystigri

Alajah
11.01.2009 de la part de Stephan Lewis avec toute m
de la part de Stephan Lewis avec toute mon amitié : L'Enigme de la Dame Blanche Stephan LEWIS 12 juin 2002 ... Il est un peu plus de vingt deux heures ... Un sexagénaire à l’aspect distingué reflétant visiblement le flegme britannique, roule tranquillement pleins feux au volant de sa Jaguar E sous un ciel piqueté d’une myriade d’étoiles vers Lavelanet, petite commune de l’Ariège, région Midi-Pyrénées. Il vient de dépasser la bretelle de Foix et il ne lui reste qu’une dizaine de kilomètres à parcourir. D’un geste machinal, notre homme allume la radio et prête une oreille distraite aux nouvelles condensées, que donne une speakerine à la voix agréable. La nuit est lumineuse, l’air tiède et malsain. Le véhicule vient de négocier un virage serré, lorsque dans le faisceau de ses projecteurs le chauffeur distingue une forme blanche plantée au milieu de la chaussée à moins d’une cinquantaine de mètres de distance. Surpris, il décélère jusqu’à stopper à hauteur d’une jeune fille toute de blanc vêtue. Il fait aussitôt coulisser sa vitre... - Bonsoir mademoiselle ... Vous allez vous faire renverser ! Que faites-vous donc par ici à pareille heure ?... s’étonne ce dernier en s’exprimant avec un léger accent anglo-saxon. - Je me rends à Lavelanet... Pouvez-vous m’emmener enville ? C’est là que j’habite... indique la jeune personne d’une voix sourde et mécanique, dont le visage reflète une pâleur des plus singulières. Avec un léger haussement d’épaules, le conducteur lui retourne un sourire pincé, mais indulgent. Il s'incline pour lui ouvrir galamment la portière et l’invite à s’installer sur le siège avant. Puis le véhicule poursuit aussitôt sa route... Chemin faisant, notre homme détaille furtivement sa passagère à la dérobée, d’un œil réservé et discret par-dessus ses petites lunettes qu’il porte sur le bout du nez ... 19-20 ans. Vêtue d’une robe blanche très années 60. Plutôt agréable à regarder, bien que curieusement pâlotte et ... peu bavarde, ne soufflant même le moindre mot ; l’autoradio qui diffuse un programme de musique légère meublant à lui seul cette morne atmosphère. Le chauffeur fait encore quelques tentatives pour nouer conversation, mais ses efforts demeurent toutefois infructueux, sa passagère ayant adopté une passivité quasi alarmante. Elle demeure inexplicablement silencieuse et immobile, un peu raide sur son siège, étrangement indifférente à tout ce qui l’entoure, presque absente. Ils roulent depuis maintenant une dizaine de minutes. Un silence gênant, presque pesant règne à bord, lorsqu’une pluie tiède et pénétrante se met soudainement à tomber avec une extrême violence. De grosses gouttes s’écrasent sur le pare-brise, alors que la berline vient de dépasser le panneau signalant leur destination. La pluie s'abat en un véritable déluge, comme si une main géante avait ouvert un titanesque robinet. Une bourrasque souffle même soudainement sur la commune, tandis que la Jaguar emprunte la rue totalement désertée, éclairée succinctement par quelques enseignes au néon restées allumées. La jeune fille désigne bientôt une habitation à peine distincte, perdue au fond d’un grand parc. - C’est ici que j’habite... indique-t-elle d’une voix plutôt froide en remuant à peine les lèvres. N'y accordant aucune attention particulière, le conducteur lui propose courtoisement son imperméable, le temps pour sa passagère occasionnelle d’aller quérir un parapluie afin d’être en mesure de lui restituer son bien. Sans la moindre formule de remerciement pour son bienfaiteur, elle a jeté le vêtement de pluie sur ses frêles épaules avant de se diriger d’un pas lent vers le lourd portail qui s’est ouvert en grinçant sinistrement. Puis, elle s'est fondue dans la nuit. Son moteur tournant au ralenti et après avoir essuyé la buée qui se déposait sur la vitre d’un revers de la main, le chauffeur enfonce une allumette craquante dans le fourneau de son brûle-gueule. Il décide de patienter en écoutant distraitement la radio, sous l’égrenage incessant des va-et-vient monotones de ses balais d’essuie-glace qui se sont emballés pour chasser le voile hydrique ruisselant en continu sur le pare-brise. La rue est à présent balayée par des trombes d’eau qui se déversent sur la bourgade prise au sein d’un violent orage. Dix minutes se passent au cœur d’un silence seulement troublé par les battements de la pluie torrentielle qui a redoublé d’intensité, sans que la jeune fille n’ait refait son apparition. Après avoir réprimé un mouvement d’impatience assorti d’un soupir de lassitude, le conducteur s'est rangé prudemment sur le côté de la chaussée contre la bordure du trottoir, avant de couper les gaz et d'éteindre ses phares. Puis, il relève frileusement le col de son veston pour se ruer, la tête rentrée dans les épaules, sous la pluie battante et le vent qui souffle en rafales, en direction du portail resté entrouvert. Il traverse à présent le parc d’un pas pressé en frissonnant dans la nuit froide. Après avoir gravi les quelques marches menant au perron de l’habitation, il a trouvé refuge sous le porche protecteur de la porte d’entrée. Un léger trait de lumière filtre à travers les volets de l’une des grandes baies vitrées. Avec un geste d’humeur, il s’éponge succinctement le visage, chasse nerveusement une mèche rebelle collée sur son front partiellement dégarni et essuie précautionneusement les verres de ses binocles. Sa redingote ruisselle de pluie, aussi se décide-t-il sans plus attendre et au risque qu’on le prenne pour un importun, à utiliser la sonnette ... - Quel toupet !... murmure-t-il entre les dents... La jeunesse d’aujourd’hui est d’une ingratitude ! Le parc vient de s’illuminer, dévoilant ses pelouses verdoyantes et les massifs fleuris qui le tapissent… Mais la porte s'entrouve craintivement sur un homme âgé et squelettique, au faciès en lame de couteau et aux cheveux blancs. Il porte un vêtement d’intérieur. La mine étonnée et méfiante qu’il affiche ne surprend pas outre mesure son visiteur, étant donné l’heure avancée de la nuit. - Cher monsieur, pardonnez mon intrusion à cette heure tardive ... s’excuse ce dernier sur un ton empressé en prenant un air navré assorti d’un sourire gaufré... J’aurais souhaité récupérer la gabardine que j’ai prêtée il y a un quart d’heure à la jeune personne que je viens de déposer. Le vieil homme le dévisage d’un air interloqué à l’instant où surgit à sontour une femme d’un âge avancé, certainementl’épouse venue à la rescousse. Elle lui retourne elle aussi un regard sans équivoque, empreint d’une évidente suspicion. - Il n’y a aucune jeune personne ici... rétorque le vieillard d’une voix sèche et courroucée, visiblement sur ses gardes... Vous devez vous tromper d’adresse monsieur. Il y a assurément erreur... ajoute-t-il d’un air farouche en ébauchant même un geste d’indifférence, voire de mauvaise humeur. Poussée par une main rageuse, la porte a claqué au nez de ce visiteur visiblement indésirable. L’attitude du maître de maison, aussi inconvenante qu’inattendue, a pour conséquence d’exaspérer notre homme, lui faisant même perdre une bonne partie de son flegme naturel. Après avoir haussé les sourcils et s’être difficilement contenu, il ne renonce pas pour autant, mais fait aussitôt une seconde tentative avec un air déterminé. Et la sonnette tinte une nouvelle fois... La porte s’est de nouveau ouverte sur le maître de maison, visiblement agacé. Son visage est empourpré du rouge d’une colère naissante et reflète à présent la mauvaise humeur. Sa voix se hausse même au diapason de l’exaspération ... - Que voulez-vous enfin monsieur ! ... Permettez-moi de vous faire remarquer que votre insistance s’avère des plus déplacées ! Allez-vous continuer encore longtemps cette plaisanterie de mauvais goût ?... fulmine-t-il, exaspéré, saisi d’un énervement manifestement incontrôlable. L’autre paraît littéralement secoué par la surprise... - Calmez-vous mon ami ! Je m’excuse encore une fois de devoir vous importunerde la sorte et je conçois parfaitement l’incongruité de ma visite à pareille heure. Mais j’ai cru faire plaisir à cette jeune personne qui errait sur la route en la ramenant chez elle. Avec ce fichu temps, je lui ai même prêté mon imperméable. Et voici le résultat !... argumente ce dernier en se passant une main agitée sur ses vêtements mouillés. - J’habite seul ici avec mon épouse... s’emporte maintenant le vieil homme sur un ton irrité et peu amène, assorti d’une agressivité à peine masquée... Vous n’allez quand même pas nous rejouer cette comédie à tour de rôle ! - Que voulez-vous dire ? - Ne faites donc pas l’innocent ! Il y a plus d’un mois que cette mauvaise farce persiste ! ... Et à chaque fois qu’il pleut !... indique-t-il avec âcreté, la moue exaspérée, en tendant un doigt accusateur en direction de celui qu’il considère certainement comme un plaisantin de mauvais goût, flanqué d’un importun personnage. - Mais ... Je vous assure que je ne comprends pas ! - Bon ... Je veux bien vous croire... admet enfin le vieillard d’une voix soudain déconfite, assortie d’un soupir d’énervement... Vous êtes peut-être sincère après tout. Mais rendez-vous compte ! Vous êtes la quatrième personne à nous réclamer soit un parapluie, soit un ciré, ou encore un imperméable prêtés à je ne sais quelle jeune personne censée habiter cette demeure ! Devant l’air ahuri affiché par son interlocuteur de passage, le maître de maison paraît cette fois perplexe. Sa lèvres’est gonflée en une moue d’ennui. Il semble tout à coup enclin à demeilleures intentions. Le ton employé s’est même subitement radouci ... - Bon... Entrez ... Nous serons mieux à l’intérieur ... Quel temps de chien ! Et cette maudite bourrasque ! Pardonnez mon emportement, mais nous sommes sur les nerfs. Si cette plaisanterie au demeurant stupide persiste, nous finirons par aller déposer une plainte au commissariat. - Je vous certifie pourtant avoir vu cette jeune personne s’introduire dans votre propriété et je puis vous assurer qu’elle n’en est pas ressortie. Je suis formel... insiste le visiteur. - Nous ne comprenons rien à cette comédie... confie à présent l’homme d’une voix crispée, visiblement au comble de la contrariété... Et je vous garantis que personne, à part vous, n’est entré ici ce soir. Ils sont à présent dans le couloir. Le visiteur a croisé le regard hostile de la femme qui, sans la moindre indiscrétion, a retourné un œil désapprobateur envers son époux, lui signifiant certainement par là qu’il avait eu tort d’ouvrir leur demeure à cet étranger dont elle désapprouve visiblement la présence, la jugeant même manifestement désobligeante. - Permettez au moins que je me présente... suggère toutefois ce dernier, plutôt confus, en lui adressant un sourire contraint, conscient de jouer ici et involontairement le rôle de l’intrus, de l’indésirable... Je suis le professeur Joseph Winter. Je reviens d’un congrès qui s’est déroulé à Perpignan et ... - Le professeur Winter ! Le célèbre archéologue ! J’aurais dû vous reconnaître ! On parle si souvent de vous à la télévision et dans les journaux... s’enthousiasme subitement le mari d’une voix confuse, la mine soudain penaude... Vous êtes Britannique n’est-ce-pas ? Mais vous possédez une propriété près d’ici. A Montségur, si je ne m’abuse ?... et le vieil homme semble à présent ne plus vouloir tarir d’éloges sur son visiteur. - J’étais justement en route pour regagner mes pénates... précise ce dernier avec un sourire discret, à la fois soulagé et visiblement satisfait de la notoriété dont il semble jouir en ces lieux. - Excusez-nous professeur, mais depuis quelque temps, nous sommes devenus méfiants... s'empresse de bredouiller à son tour la femme, au terme d'un silence gêné... Pas plus tard que la semaine dernière, un jeune homme d’une vingtaine d’années peut-être, plutôt vulgaire d’ailleurs, nous a dérangés à peu près à la même heure pour nous conter à peu de chose près les mêmes faits, alors qu’il faisait également un temps épouvantable. Il prétendait lui aussi avoir raccompagné une jeune femme jusqu’à la grille du parc et lui avoir prêté son parapluie. Cette jeune personne l’aurait aussi prié d’attendre qu’elle revienne avec le sien pour lui restituer son bien. - C’est étrange ... vous me dites que les conditions climatiques étaient identiques à cette nuit... relève Winter, perplexe. - Je vous prépare une tasse de thé professeur. Cela aidera peut-être à vous faire oublier notre emportement... propose cette fois la femme, devenue soudainement prévenante, invitant même son visiteur à pénétrer dans la salle à manger avec un geste d’insistance. Winter consulte rapidement son bracelet-montre... - Vous êtes très aimable chère madame ?... observe-t-il en esquissant un sourire d’amabilité, butant volontairement sur le patronyme. - Devaux ... Monsieur et madame Devaux... se hâte de préciser le mari. - Je vous remercie de votre obligeance madame Devaux, mais j’ai déjà perdu un temps précieux et vous m’en voyez sincèrement navré. Je ne puis m’attarder davantage ... Tant pis pour ma gabardine. Il faut croire que cette jeune personne qui vous joue cette farce collectionne, à votre insu, les vêtements et les accessoires de pluie... présume Winter avec un sourire contraint... N’excluons toutefois pas la possibilité d’une plaisanterie d’un goût dirons-nous ... douteux. Mais enfin ... Sans autre commentaire, il s’est déjà hâté vers la sortie, lorsqu’il jette un œil oblique et distrait sur le bahut de la salle à manger … Il n’a pu retenir un tressaillement, tandis que son regard accroche et s’attarde sur l’une des photos encadrées qui garnissent le buffet. Fronçant les sourcils dans un tic qui lui est familier, il a marqué un temps d’arrêt. Ses hôtes de circonstance, sans comprendre, ont à leur tout dirigé leurs regards dans la même direction, sans cependant interpréter la réaction étrange du professeur. - La jeune fille, sur cette photo !... s’étonne ce dernier en se penchant sur le portrait. L'ombre d'une profonde tristesse est passée dans les yeux gris du vieil homme et son visage s’est subitement creusé. - C’est notre petite Sarah... murmure-t-il, en étouffant un soupir haché. - Elle nous a quittés il y aura bientôt trente ans ... Elle est décédée dans un accident de la circulation... complète la femme d’une voix rendue rauque par l’émotion, détournant presque aussitôt son regard... Elle venait d’avoir ses vingt ans. Elle repose dans le petit cimetière, près de notre maison. Cette fois, le professeur a haussé les sourcils ... Sans en demander l’autorisation, il s’est emparé du cadre renfermant la photographie qui représente une jeune fille au sourire moqueur et insouciant, assise en amazone sur une moto. - Ou votre fille a une sœur jumelle, ou... extrapole-t-il en hésitant, détaillant les Devaux d’un œil indiscret par-dessus ses binocles. Les intéressés ont échangé des regards interdits et Paul Devaux considère tout à coup Winter d’un air interloqué. - Nous n’avons eu que cette enfant... murmure-t-il, la lèvre inférieure légèrement tremblante en exhalant un nouveau soupir. - Que voulez-vous dire professeur ?... s’étonne à son tour l’épouse. Un embarras marqué s'est dessiné sur le visage de Winter qui examine à présent la photographie avec une attention soutenue. - Cela va certainement vous paraître absurde, mais la personne qui se trouvait tout à l’heure dans ma voiture ressemble à s’y méprendre à votre fille... finit-il par avouer avec une moue de tergiversation. La femme a pâli. Son époux a sursauté. Ils échangent maintenant tous deux des regards effarés. - C’est impossible... objecte ce dernier d’une voix étranglée et mal assurée... Vous avez... tente-t-il d’ajouter sans cependant pouvoir terminer sa phrase, ses yeux gris semblant implorer une explication. Le désarroi s’est manifestement emparé du couple, visiblement paralysé par l’émotion. Le coup a été rude et difficilement encaissable, accentuant l’embarras du professeur. Celui-ci se trouve à présent dans la plus totale expectative, regrettant amèrement d’avoir ainsi jeté le trouble dans la demeure pour avoir remué involontairement des souvenirs depuis longtemps enfouis et par trop pénibles à évoquer. - J’avoue toutefois qu’avec l’obscurité... argumente-t-il alors gauchement avec une maladresse quasi étudiée, conscient de cette équivoque et tentant à présent de se reprendre avec un frisson de regret dans la voix... Et puis, il est vrai que cette jeune personne est restée de marbre durant le trajet. Nous n’avons échangé que quelques brèves banalités ... Après tout, j’ai très bien pu me tromper ... Et si vous me dites qu’elle était votre unique enfant ... Pardonnez mon erreur... finit-il par bredouiller, visiblement contrarié de s’être fourré dans une situation aussi délicate. Puis, après un ultime instant d’hésitation... Il est temps que je reprenne la route... argumente-t-il en toussotant... Fort heureusement, il ne me reste qu’une douzaine de kilomètres d’ici Montségur. Ravi d’avoir fait votre connaissance... ajoute-t-il en esquissant un sourire gêné, saluant ses hôtes occasionnels d’une main tendue, masquant maladroitement sa déconvenue. Puis, sans plus se faire prier, il s’est dirigé vers la sortie, suivi du couple qui semble à présent agir à la façon de deux automates, absent et le regard lointain, vide de toute expression. Trempé de la tête aux pieds, le professeur Winter a repris place au volant de sa Jaguar. La mine dubitative, son regard erre d’abord au hasard, épiant les alentours de la propriété. Puis, il détaille les environs avec une attention soutenue, guettant l’hypothétique apparition de la mystérieuse et audacieuse jeune fille. Mais l’endroit reste désert. Plus qu’à son tour partie prenante pour les intrigues et dévoré par une curiosité quasi pathologique, une étrange intuition vient de lui traverser l’esprit ... Les époux Devaux lui ont bien précisé que leur fille était enterrée dans le petit cimetière contigu à leur habitation ! Celui-ci doit donc se trouver dans le voisinage. Il se gratte pensivement la nuque, la mine réfléchie, étouffant trois ou quatre bâillements. Puis, avec des gestes lents trahissant sa perplexité, il a allumé sa courte pipe et contemple durant un instant les volutes de fumée bleue qui s’étirent paresseusement vers le plafonnier, en tapotant machinalement le cuir de son volant. Notre homme est visiblement intrigué, hésitant encore sur la décision à prendre, mais qui maintenant s’impose malgré l’heure avancée ... Dehors, la pluie a cessé de tomber ... Après une dernière hésitation et bien qu’il ne soit pas loin de vingt trois heures, son sens inné de la curiosité finit par prendre le dessus. Aussi se décide-t-il brusquement à en avoir le cœur net. Après avoir emprunté une lampe électrique dans le vide-poches, il abandonne une nouvelle fois son véhicule pour longer les murs du parc des Devaux. Il n’a parcouru qu’une cinquantaine de mètres, qu’il est déjà rendu devant l’entrée du cimetière. Les grilles sont ouvertes, mais les lieux ne sont pas éclairés. La nuit est noire, épaisse et inquiétante, aussi se glisse-t-il comme une ombre dans l’allée menant aux tombes. La silhouette sombre des arbres et la brise un peu forte qui agite les branches qui bruissent dans les ténèbres créent une atmosphère angoissante. On ne perçoit plus que le léger bruit de son pas qui crisse sur le gravier. C’est le cœur battant la chamade, qu’il est arrivé en vue des premiers tombeaux. Les pinceaux de sa lampe fouillent fébrilement l’obscurité. Impressionné par le silence et la solitude qui règnent dans l’endroit, il inspecte minutieusement chaque sépulture, à la recherche de celle portant le nom de Sarah Devaux … Mais il vient de tressaillir à l’approche d’un tombeau ... Il en reste même figé de saisissement ... Une boule d’angoisse lui bloque la gorge ... Ce n’est pas le patronyme gravé sur la pierre qui en est responsable. C’est le vêtement de pluie qu’il vient de reconnaître pour être le sien et qui recouvre le caveau sur lequel il lit avec stupéfaction ... « Ici repose Sarah Devaux. » Mes autres histoires fantastiques sur : http://stephanlewis.kazeo.com/?page=rubrique&idr=0&pa=1

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